Déjà 4 semaines à la ferme.
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Une nouvelle semaine commence, accompagnée par la pluie depuis maintenant 2 jours, comme si la météo néozélandaise pleurait les évènements tragiques de Paris.
Cela fait maintenant plusieurs semaines que nous n’avons pu donner de nouvelles, alors voici un petit condensé de nos aventures depuis notre arrivée à la ferme.

Nous sommes donc chez Bruce et Lynda, qui tiennent la ferme Awaawaroa, au sud d’Auckland, depuis environs 4 semaines maintenant, en mode Simple Life ! Et pour notre première expérience de woofing, nous sommes bien lotis, chambre double avec salle de bain privée pour ce qui concerne les commodités. Et concernant l’aspect ferme, point de vaches ou de moutons, mais des alpagas ! Ces aventuriers de l’altiplano sud américains, cousin des lamas et autres vigognes. Du coup, la tonte de moutons attendra une prochaine opportunité !

 
 
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Alors, à quoi ressemblent nos journées dans une ferme d’alpagas ? Elles commencent de bonne heure et durent longtemps, ça, c’est pour les points communs avec nos anciennes journées de travail parisiennes ! Car dès le petit-déjeuner, nos esprits sortent de la torpeur du réveil au même rythme que les collines alentours sortent de la brume matinale. Ensuite, point de transport en commun bondé mais seulement une petite promenade au milieu des enclos des alpagas, pour récupérer nos outils et rejoindre notre zone d’activités.

Nos activités, parlons en ! Au final, nous nous occupons plus de la ferme que des alpagas à proprement parler. Du jardinage surtout. Tondre la pelouse, enlever les mauvaises herbes dans le Rose Garden, enfin enlever tout ce qui n’est pas un rosier au final, raccourcir les herbes folles de la petite allée au Rotofil, petite allée de plusieurs centaines de mètres quand même, débiter les arbres morts à la tronçonneuse.

 
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Dans un autre genre d’activités, nous avons aussi monté une clôture autour de la piscine afin d’être conforme avec la législation néo-zélandaise pour la sécurité des enfants de moins de 6 ans. Un effort bien inutile, comme nous l’ont démontré les jumelles, petites filles de nos hôtes, qui ont tout de même réussi à accéder à la piscine malgré les dispositifs officiels de sécurité fraichement validés par l’inspecteur !

Du coup nous jouons avec bien plus d'outils depuis quelques semaines que depuis 10 ans, du plus petit, tournevis et marteau, aux plus gros, tracteur et pelleteuse ! Nous sommes également passés experts dans le montage/démontage de barnum de 10 mètres de long après l’avoir déjà mis en place 3 fois pour les sessions de tonte et l’Alpaga Show de Clevedon.

 
 
 
 
 

Et les alpagas dans tout ça ? Eh bien, nous participons activement lors des sessions de tonte. Dans des rôles plus ou moins différents selon les personnes présentes. Si lors de nos 2 premières sessions, nous tournions autour de 70 alpagas tondus dans la journée, la dernière session, à ce jour, est relativement tranquille avec environs 50 têtes en une journée.  En général, les sessions de tontes sont accompagnées de mission de récupération d’alpagas chez des petits propriétaires. Si la plupart du temps, ces missions se passent sans souci, certaines sont un peu plus ardues et demandent un peu de stratégie et de synchronisation pour faire monter tout ce petit monde dans le van.

Nous nous occupons aussi de presser la laine dans des grands sacs pour les envoyer en Chine afin qu’elle soit traitée pour devenir un matériau d’isolation pour le bâtiment. Il nous arrive également de faire la distribution de foin en complément de l’herbe de leurs enclos. Il faut dire que les alpagas font de très bonnes tondeuses à gazon. Et heureusement car nous avons déjà suffisamment de pelouse à tondre !

Ce woofing est aussi l’occasion de se rendre compte qu’en anglais, nous ne tondons pas la pelouse (to mow the lawn et pas to cut the grass), comme la barbe (to shave the beard) ou encore la laine des alpagas ou autres montons (to shear) ! Tout comme certaines choses ont des noms différents selon qu’elles sont pleines ou vides comme les sacs pour la laine (fadge quand ils sont vides et bale quand ils sont pleins). Alors après avoir galéré quelques jours avec toutes ces subtilités, nous sommes devenus un peu technique avec le vocabulaire de la ferme (et du bricolage aussi) !

Et sinon, en dehors des activités de la ferme, nous utilisons nos jours off pour préparer notre van (toute une aventure que nous vous conterons dans un article dédié). Après avoir finalement presque tout démonté, nous avons fini de repeindre les quelques meubles restants et nous avons posé le nouveau lino ! La construction du canapé/lit a bien avancé et les nouvelles portes coulissantes des placards sont installées. Il ne reste plus qu’à découper le matelas pour le canapé/lit ainsi qu’à construire le coin cuisine et monter la table ! Et quelle table !!! Enfin, y a plus qu’à comme on dit.

Allez Bisous