On rattrape le retard.
 

Entre nos différentes expériences de woofing, la mise en vente du van, notre retour à Auckland, la préparation du voyage en Australie et le Volume 02, nous n’avons pas pris le temps d’écrire sur le blog. Alors on rattrape notre retard et on vous raconte où on en est !

Le Volume 02 va sortir incessamment sous peu, nous sommes entrain de faire les dernières relectures ! On vous prépare aussi une boutique en ligne avec une version PDF plus abordable que la version papier via Blurb ! On vous montrera tout ça en temps et en heure, encore un peu de patience… Je spoile un peu, il est beau !!!

Nous avons enchainé les woofings ces dernières semaines, pas le courage de se mettre en quête d’un vrai boulot. Le woofing est une bonne alternative, on ne gagne pas d’argent, mais au moins, on n’en dépense pas non plus !
Au nord d’Auckland, à quelques kilomètres de Kerikeri, nous avons passé une semaine sur Aroha Island, ce n’est plus une île aujourd’hui car une route la relie à la terre ferme. Après avoir été une propriété privée pendant de nombreuses années, c’est désormais une réserve écologique, et un camping.

Un havre de paix au milieu de la végétation néozélandaise, avec une multitude d’espèces d’oiseaux, notamment, les rares Brown Kiwis. Et oui, ces mystérieux oiseaux aussi gros que des poules sont de plus en plus rares, mais heureusement, de plus en plus protégés. Dans la réserve, il y en a 4, qui vivent en liberté. Les bénévoles n’ont pas le droit de les toucher ou de les nourrir, mais ils s’occupent de garder leur environnement le plus sain pour leur épanouissement. D’ailleurs, c’est le but de la réserve : conserver une faune et une flore le plus proche possible de la végétation d’origine, lorsque les premiers explorateurs sont arrivés.

Detours Magazine . Ahora Island
Detours Magazine . Ahora Island
 
Detours Magazine . Ahora Island
 
Detours Magazine . Ahora Island
 
Detours Magazine . Ahora Island
 
 

C’est pourquoi nous avons passé pas mal de temps à désherber lors de notre passage sur l’île, principalement des plantes australiennes, comme des Wattles trees, une sorte d’Acacia, ou des Ivy, des plantes grimpantes aux feuilles hexagonales. C’était parfois frustrant parce que ce sont de jolies plantes, mais, j’ai mis quelques graines dans mes poches pour essayer d’en faire pousser en France, sait-on jamais !

Il y a aussi un chemin de randonnée qui fait le tour de l’île. De jour, c’est un chemin banal entre la forêt et la mangrove, mais de nuit, c’est l’endroit idéal pour voir des Kiwis !! En vrai et dans leur état naturel, pas dans un zoo ni empaillé ! Après deux soirs de balades nocturnes sans succès, à écouter tous les bruits de la forêt, nous avons eu la chance de voir 3 kiwis ! C’était furtif mais on a vu leur joli bec crochu à la lueur de nos lampes à lumière rouge! Quelle chance ! :)

Après cette belle expérience dans la Bay of Island, nous sommes remontés un peu plus au nord vers Mangonui chez Pukininny Olive Estate !

 
 
Detours Magazine . Ahora Island
Detours Magazine . Pukininny
 

Comme son nom l’indique, il s’agit d’une culture d’olives afin de produire de l’huile d’olive. Nous avons été accueillis comme des rois par Barb et Keith, et avons passé deux semaines au paradis à se faire bichonner, à manger des bons petits plats préparés avec amour, à se goinfrer de gâteaux et de biscuits faits maison ! Le bonheur à l’état pur !

Et puis, pour ne rien gâcher, nous avions une petite maison rien que pour nous, avec un vrai lit, et une salle de bain !!! Une salle de bain !! Pour me comprendre, il faut que vous vous mettiez à ma place rien qu’un instant. Nous vivons depuis 8 mois dans un van plus petit qu’une chambre de bonne, nous nous lavons dans des douches à 2$ les 5 minutes, souvent situées dans des toilettes publiques ou des campings. Autant vous dire que le moment agréable, chaud et paisible de la douche, ça fait un moment qu’on l’a oublié.

Il y a des courants d’air à n’en plus finir, la chaleur et la pression de l’eau sont aussi aléatoires que la météo, il n’y a pas de place pour poser ses affaires, et je suis contente d’être myope pour ne pas voir tous les saletés et autres bestioles dans les recoins ! Ah, et je ne parle pas du tapis de bain ! Ca c’était pour la partie douche.

Passons maintenant à la partie toilette. Les toilettes publiques sont partout en Nouvelle-Zélande, et elles sont toujours propres, avec du papier et la plupart du temps du savon ! On ne peut pas trop se plaindre là-dessus, mais quand tu es en culotte bien au chaud sous la couette dans ton van, et que tu te réveilles à 3h, les toilettes ont beaux être propres, tu n’as pas envie de te rhabiller, de renfiler tes chaussures pour allez pisser trois gouttes dans le froid !

 
Detours Magazine . Pukininny

Vous comprenez désormais l’importance de la salle de bain privée !! Et puis un miroir et un lavabo, ça c’est pareil, c’est le luxe absolu !! Comme vous l’aurez compris, si on avait pu, nous serions bien restés nous occuper des oliviers ! C’était une chouette expérience, nous avons appris pleins de choses, ça donne envie de vivre au milieu des champs, d’avoir son petit bout de terre, de cultiver ses fruits et ses légumes et de travailler avec le chant des oiseaux…

Mais il a bien fallut partir…

Nous sommes de retour à Auckland depuis quelques jours, après un week-end chez les potes à manger une tartiflette avec du vrai reblochon de Haute-Savoie ( !!!!!! ), nous voilà arrivés dans un nouveau Woofing, tout près du centre ville, chez Karena et Andrew, dans une jolie maison victorienne. Là encore c’est le grand luxe pour nous les baroudeurs. Nous faisons un peu de jardinage et de bricolage, avec quelques balades en ville. On vient d’arriver, on pourra vous raconter tout ça bientôt, mais ça à l’air d’être de nouveaux des gens hyper intéressants ! 

 

Passionnée de voyage et de photographie, curieuse et touche à tout.